Le Myosotis Occitan

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Tribune au service de la Franc Maçonnerie


Une bonne nouvelle

Publié le 17 Août 2014, 14:01pm

La GLNF créerait son propre SC: (cf. http://isere-savoie-leman.over-blog.com)

Si l’information de Lacuson se confirme, c’est finalement une excellente nouvelle aux deux niveaux de :

L’actualité, cette disposition permettant de mettre fin aux intrusions de la GLNF au sein de la GL-AMF via les ateliers du SCF ;

L’histoire, les questions relatives à l'identité des «juridictions ordinales», et à leurs relations avec les GGLL, ne pouvant plus être évitées.

 

Il sera instructif de revenir sur l’apparition de rites scénarisés et canonisés quelques années après les premières structurations de la F.M. spéculative, au milieu du XVIIIème siècle.

Instructif d’analyser l’exaltation mystique qui donna alors naissance à plus d’une centaine de rites, qui tous prétendaient modéliser l’initiation, puis imaginèrent une progression initiatique de plus en plus complexe où les symboles des opératifs, de tradition essentiellement orale, furent submergés de scénarios paraboliques par les spéculatifs ;

Instructif de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les GGLL ont abandonné à des auteurs, érigés en « juridictions ordinales », les rituels initiatiques qu’elles étaient parfaitement capables d’élaborer, pour ne conserver que l’interface socio-politique. Pourquoi ont-elles accepté de reconnaître l’autorité, et l’exclusivité implicite sur les rituels, de ces juridictions dépourvues de référence légitimante. Pourquoi les LL, via les GGLL, entérinent-elles ainsi l'extension et le saucissonnage d'une initiation maçonnique dont seul l'antichambre leur serait ouverte ?

Utile de se rappeler, que le grade de MM, dont les rites se sont appropriés le contenu, est l’interface entre la F.M. opérative et la F.M. spéculative avec laquelle il est apparu, et qu'il intègre sans limites les notions de transmission et de recherche. Aucun grade d'ailleurs n'est "fini", et le grade de MM est parfaitement indiqué pour accueillir et poursuivre la progression initiatique des FF au sein des LL, et entre LL.

 

Les juridictions ordinales poursuivent une démarche différente, élargie à des traditions ésotérique, chevaleresque, kabbalistique, dont les apports émaillent le parcours des adeptes. Une démarche au demeurant parfaitement respectable, mais personnelle et éloignée de l’objet de perfectionnement de l’homme dans la cité, et de la cité, et sans effet sur cet objet essentiel affiché par la F.M. 

Une démarche qui en outre n’est pas sans danger pour les LL au sein desquelles les juridictions ordinales recrutent sans leur rendre de comptes, au mépris de leur souveraineté, et au risque d’en détourner les FF trop jeunes et encore sensibles à la flatterie d’une «reconnaissance».

L'expansionnisme de la GLNF va permettre d’éclaircir la situation.

Antoine Collange

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Brutus 18/08/2014 07:06

Le Rite Écossais Ancien et Accepté est d'un enseignement singulier. 

Si vous me permettez cette comparaison de prime abord peu flatteuse et en tout cas iconoclaste : il existe -selon ma modeste opinion- une relation entre le REAA et le roman de Flaubert, Bouvard et Pécuchet.

Somme toute, dans ce rite comme dans le roman, des hommes de bonne volonté, ayant soif de comprendre le Monde, entreprennent par un long travail de lecture et d'expérimentation, l'étude de toutes sciences, philosophies et cultes pour en mesurer à chaque fois les limites et conclure, au bout du compte, que la Vérité -en ce qu'elle serait indiscutable et définitive- n'est pas au bout du chemin et que le voyage (de l'esprit) n'a pas de fin. 

Tel est le sens du dernier grade symbolique : le trentième, qui clos l'enseignement par un sublime point d'interrogation, la quête de la vérité devant se poursuivre désormais dans la solitude de son Monde intérieur.

Rien n'est moins dogmatique que ce rite qui finalement professe que la sagesse réside dans la relativité des perceptions et non dans la révélation.

C'est avec effroi que le REAA, qui est école de septicisme, est perçu par les dogmes, qui se nourrissent de certitudes.

D'autres rites n'enseignent rien de tel. Certains, qui consistent dans la recherche de l'Arche d'alliance, vont même jusqu'à prétendre la trouver ce qui est tout de même un peu... particulier !

Gageons que si la GLNF, auxiliaire déclarée des religions du livre, créé son "REAA Maison", la philosophie du Rite en sera modifiée et qu'au bout du compte, au magnifique point d'interrogation final de l'enseignement, sera substitué une quête religieuse du Graal (lequel est l'obsession des nouveaux maîtres de cette obédience)

En ce sens le nom de la première Loge consacrée par la dissidence Servélienne au REAA est en lui même tout un programme : "Les douze tribus d'Israël" ! On se croirait au RER (mais peut être y sommes nous ? )

Ceux qui auront à coeur d'éviter le dogmatisme pour lui préférer le culte de la tolérance, feraient bien d'éviter d'entrer dans le bazar REAA de la GLNF. 

Mais que ceux qui entendent cléricaliser, dénaturer, fanatiser le REAA rejoignent  le nouveau jouet de Servel; il y seront bien plus à l'aise... et nous autres aussi, sans eux.

Évidemment tout ceci n'engage que moi même.

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