Le Myosotis Occitan

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Tribune au service de la Franc Maçonnerie


Gémissons ... mais agissons !

Publié le 23 Mars 2017, 15:32pm

Gémissons ... mais agissons !

L’Histoire se répète, avec les mêmes individus, et notre silence fait leur lit :

Ainsi que cela fut le cas à la GLNF (qui va devenir la référence Godwin de la F.M), les verrous d’un pouvoir centralisé entre quelques mains se mettent en place à la GL-AMF puis se ferment à chaque fois qu’un interstice est décelé dans le blockhaus qui s’est construit sous nos yeux, ravis.

Aujourd’hui le Grand Secrétaire qui aime faire le beau et signer sous son propre nom, vient de condamner une porte de l’usine à gaz qu’il nous a élaborée pour faciliter et protéger la communication interne. Cette sorte d’Intranet qu’il a mis en place, dont personne ne se sert parce c’est compliqué, mais surtout aussi parce que, si la facilitation des échanges n’y est pas évidente, tout le monde a vu par contre la possibilité qu’il offre de les contrôler !

« Et alors » ? disait récemment un homme politique au-dessus de tout soupçon !

En effet, à l’instar des citoyens, la plupart des membres de notre association ne correspondent qu’avec un nombre limité de FF qu’ils connaissent, et ils le font directement et sans passer par l’usine à gaz du BeauFred. Donc, ce machin ne les gène en rien et ils s’en moquent, mais c’est à tort, parce que, face à un problème grave, si un F, une loge, plusieurs loges, souhaitent engager une procédure d'alerte, ou de destitution du Président-GM telle qu’elle est prévue à nos statuts (art.28), ils doivent se concerter et obtenir l'adhésion d'un tiers des loges de notre GL, ce qu'ils seront évidemment dans l’impossibilité de faire puisque la communication entre elles est sous contrôle.

Une tentative aussi audacieuse, si elle prospérait néanmoins grâce à quelque nouvelle insuffisance, pourrait alors être bloquée par le Beau Fred, ainsi qu’il vient de le faire pour les membres du Conseil de Surveillance (comme nous allons le voir ci-dessous), avec la bénédiction si nécessaire de l’une ou l’autre des instances (Chambre de Justice, Conseil des Sages) qui ont cautionné à peu près toutes les dispositions de l’exécutif même les plus invraisemblables. Nous reviendrons par exemple prochainement sur les statuts actuellement en vigueur qui ont fait l’objet entre le 4 août et le 30 novembre 2013, d’une grossière manipulation dont le but était d’éviter que le Règlement général ne soit soumis à l’Assemblée générale en même temps que les statuts, réservant au Bureau national (exécutif) le soin de le rédiger ultérieurement. Ainsi les statuts furent-ils soumis le 30 novembre 2013 à l'Assemblée générale, sans Règlement général (pourtant annoncé longuement avant), mais avec une clause (art.8) qui abandonnait au Bureau National (le Président-GM et ses officiers) le soin de le rédiger avec pour seuls contrôles l’avis (consultatif) du Conseil de Surveillance, celui du Conseil de Grande Loge (normalement concerné par les seuls activités initiatiques), et le « nihil obstat » du Conseil des Sages pour l’aspect constitutionnel.

Ainsi le Bureau national put-il publier en Mai 2014 un Règlement général immédiatement exécutoire qui contenait des dispositions restrictives de libertés que les rédacteurs avaient évité de mettre dans les statuts soumis à l'approbation de l’Assemblée générale au risque de les voir rejetés. Ainsi de l’article 7 du RG qui qualifie en « dénigrement » toute expression critique à l’encontre des dirigeants (cf. cet article en annexe ci-dessous). Un article sur lequel le Président-GM, le Grand Orateur Thierry B., et la Chambre de Justice, se sont largement appuyés depuis pour attaquer ad hominem les gêneurs tout en s'exonérant de répondre aux critiques que ceux-ci avaient formulées.

Depuis le débarquement du Président « godillot » Jean-Pierre R. du Conseil de Surveillance (qui gèlerait toujours à ce jour les archives de son mandat), cette instance tente, encore trop timidement, de jouer son rôle, réussissant néanmoins à indisposer le Pdt-GM Dominique Moreau, et entraînant de sa part une réaction qui vaut son pesant d’or : après avoir accusé cette instance de sortir de son rôle alors qu’elle s’adressait aux loges dont ses membres sont les élus directs (!!!), il s’est appuyé sur les Experts et autres Inspecteurs des maisons de rite, officiers nommés par leurs instances nationales réciproques, qu’il a encouragés à s’ériger en représentants des loges, ce qui est précisément le rôle des membres du Conseil de Surveillance, et à lui exprimer leur soutien. 

Comment le Président d’une association d’environ 15.000 membres peut-il exercer la responsabilité qui est la sienne, et ignorer que les membres du Conseil de Surveillance sont actuellement les seuls élus des loges au sein de l’association GL-AMF. Lui-même, anciennement DGM du précédent Pdt-GM n’étant pas élu, et n’occupant cette charge qu’en raison de la disposition de nos statuts qui prévoit le remplacement d’un Pdt-GM empêché par son DGM.

 

Et cela n'est pas tout. Il semble qu’une nouvelle étape soit franchie par l’impayable Fred qui, soucieux de matérialiser le mécontentement de notre Pdt-GM à l’encontre du Conseil de Surveillance, a joué de son arme favorite en privant les membres du Conseil de Surveillance de l’accès intranet aux loges dont ils sont les élus.

Il convient ici de rappeler que le Conseil de Surveillance était l’emblème de la transparence de gestion de notre GL, et nous l’avons brandi comme symbole de RENAISSANCE (sic) face, et par opposition, à une GLNF archaïque et à sa gouvernance totalitaire.

A ce stade, on est partagé entre l’incompréhension devant l’énormité des initiatives invraisemblables de ceux qui « osent tout », ainsi que les qualifiait Michel Audiart, et la colère contre nous-mêmes qui les regardons faire sans agir. Nous les avons installés dans un tel sentiment d’impunité, que l’on ne peut plus compter, pour les rappeler à la raison, sur le réveil d'une compétence à laquelle nous avons cru le temps d'une élection. « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire » (Albert Einstein)

A ce stade de manipulation d’une foule sans réaction par des individus sans scrupules, dans la démarche qui est la nôtre, l’indifférence n’est plus défendable.

Nous sommes tous concernés ! Sauf à revendiquer la seule vérité qui s’imposerait alors : la soumission comme seule valeur de référence et quelque soit le régime, avec l’abandon de toute liberté, de toute dignité, de tout sens critique, et la garantie d’un vieillissement et d’une corruption très rapides. L’extase dans le néant. La négation de la vie !

Le Pdt-GM Dominique Moreau visite en ce moment les provinces du royaume. Ne boudons pas ses RV. Soyons-y nombreux et actifs.  Mais ne nous y laissons pas enfermer dans les considérations lénifiantes dont les apparatchiks ont le secret. Exigeons de participer à l’élaboration de l’ordre du jour, avec des questions pratiques, des réponses et des échéances précises, et réitérons les questions lorsqu’elles n’ont pas été renseignées.

Pierre Lanjuin, GL-AMF 2677

RÈGLEMENT général, art. 7 (extrait)

" Aucun Membre de l’Association ne peut, par le moyen de quelque support que ce soit et sous quelque forme que ce soit, émettre auprès de quelque public profane ou maçonnique que ce soit, des propos dénigrant la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française ou l’un de ses Membres et d’une manière générale s’interdit toute attitude ou situation de nature à troubler le fonctionnement de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française ou de porter atteinte à son image ou à sa réputation ainsi qu’à celles de ses Membres."

Certains d'entre nous, partisans d'une adhésion sans réserve à un pouvoir fort, pourraient ne voir dans cette article que le souci de protéger l'ordre nécessaire à la conduite d'un corps social contre de vilains calomniateurs. Mais l'on remarquera qu'il n'est pas question ici de calomnie ou de diffamation, mais de dénigrement. Et la malice de cette disposition est dans ce mot puisque le dénigrement n'existe que par la plainte de celui qui s'estime dénigré par rapport à l'idée qu'il se fait de lui-même ou de l'instance qu'il dirige. Dès lors cet article l'autorise à poursuivre toute personne dont il estime que les propos même vérifiés le dénigrent, et un Pdt-GM peut ainsi suspendre à titre conservatoire l'auteur d'une critique en attendant que la justice dont il a nommé directement ou indirectement les membres, se prononce.

C'est le même raisonnement qui permet à une idéologie religieuse de condamner le blasphème, et le même aussi qui permet aux états voyous de poursuivre et condamner les lanceurs d'alerte.

 

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Pierre Lanjuin 26/03/2017 00:29

Arjuna (désolé je n’applique pas le qualificatif de F à un pseudo),

J’aurais pu zapper ton commentaire parce que l'intention de blesser y est plus évidente que celle d'informer ou de questionner, mais il est tellement empreint de la fraîcheur juvénile et des « à peu près » que tu montrais en 2012 à Tours qu’il mérite bien une réponse.
Le Conseil de Surveillance est le seul contre-pouvoir parmi les instances nombreuses de notre association GLAMF, avec notamment la charge de gardien des statuts, et il doit veiller à leur respect par l’exécutif. Ce qu’il n’a jamais fait sous la Présidence de Jean-Pierre Roques, lequel ne trouvait pas assez de mots pour féliciter le Président-GM Alain Juillet à chaque fois que celui-ci le consultait, et pour cautionner les dispositions qui lui étaient soumises, telles les manipulations des statuts et du Règlement général entre Août 2013 et mai 2014. C’est la raison pour laquelle j’en ai démissionné à cette époque, expliquant alors à Jean-Pierre Roques que cette instance n’est pas une Chambre d’enregistrement.
Tu t’interroges sur ce que représentent les membres du Conseil de Surveillance, et alors là, je crois que tu confonds gravement le statut des uns et l’activisme des autres.
Tu ne sembles pas avoir compris, ce que j’ai écris explicitement pourtant, que Claude BEAU, a exprimé une lourde remontrance au Conseil de Surveillance justement parce que ses membres s’étaient adressés directement aux loges dont ils étaient les élus (cf. son courrier du 29 sept. 2016 au Pdt du Conseil de Surveillance. Il est allé jusqu’à les taxer de « transgression » pour avoir osé faire ce que tu sembles leur reprocher de ne pas faire : communiquer avec les loges de leur région qui les ont élus !
Je constate que l’enthousiasme dont tu faisais preuve en 2012 est intact, mais que tu ne réfléchis pas beaucoup plus qu’alors, et l’on ne pourra pas toujours mettre cela sur le compte de la jeunesse.
Par exemple, présenter le fait que tu ne sois pas au courant des conditions de l’élection des membres du Conseil de Surveillance comme une insuffisance de leur part, et que « la plupart des FF ne connaissent pas leur nom » (sic) n’est pas à mettre à leur passif ainsi que tu le fais, mais au tien. Comment peux-tu parler de notre institution ainsi que tu le fais sans être au courant des évènements qui structurent son fonctionnement. Il te revient autant d’informer et d’inviter les membres du Conseil de Surveillance qu’il leur revient de se tenir informés. Beaucoup plus même à ta charge, depuis que le Pdt-GM que tu regrettes de me voir critiquer, Claude Beau, les a taxés de transgression quand ils ont voulu se rapprocher des loges, ce qu’il semblait vouloir éviter à tout prix, se permettant même alors d’annuler unilatéralement un audit de son Bureau qui devait être entendu par le Conseil de Surveillance... Et depuis que le Pdt-GM Dominique Moreau est allé encore plus loin en bloquant la communication intranet du site GL-AMF entre les membres du Conseil de Surveillance et les loges de leur région. Quant au Pdt-GM Alain Juillet, il avait en toute simplicité inauguré cette brillante dynastie avec quelques belles réalisations à son actif, telle la nomination du Président de la Chambre de Justice qui devait être élu par ses membres, telle encore la nomination pour une audience de jugement de la Chambre de Justice de juges assesseurs qui n’apparaissaient à aucun titre dans nos registres et qui ont signé les procès-verbaux sous de faux noms.

Voilà, Arjuna, la raison sommaire de mes critiques que je crois mieux justifiées que ton interprétation d’un « désir récurrent de dézinguer les Pdt-GM », laquelle montre ton souci généreux de protéger notre institution, mais peut te conduire, faute d’une réflexion plus mure à protéger des hiérarques éminemment critiquables et à conforter la mainmise de quelques apparatchiks sur cette GL-AMF qui nous appartient à toi et à moi de la même manière que nous lui appartenons et qui nous est également chère à tous deux ? Un risque plus grand encore te guette : celui d’une promotion que tu ne saurais évidemment briguer, et que tu sauras bien sûr décliner.

Je ne finirai pas sur une parabole en réponse à celle que tu m’as fait l’honneur de m’accoler. Mais je reviens sur la citation d’Albert EINSTEIN que j’ai reprise hier dans ces pages : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ». Et j’y ajopute le commentaire suivant : « il y a pire que ceux qui regardent sans rien faire ceux qui font le mal. Ce sont ceux qui se dressent contre ceux qui les dénoncent ».

Arjuna 25/03/2017 22:06

Mon Très Cher Pierre,
Ta vigilance est pointilleuse et précieuse, mais un tantinet spécieuse. Je sais que ta loge est dans le sud-ouest. Peux-tu me donner le nom d'un des VVMM de la quinzaine de loges de ta région qui se serait confié ou aurait exprimé son indignation au délégué du Conseil de Surveillance ? Qui représentent, réellement aujourd'hui les membres élus du Conseil de Surveillance ? Interviennent-ils seulement en loge ? Recueillent-ils les demandes des FF ? OK, ils surveillent ! Sur quelle base ? Sollicitent-ils seulement l'avis des FF de leur Région quand ils observent ce qui pourrait leur paraitre anormal, à eux-mêmes ? En Rhône-Alpes, les FF délégués du Conseil de Surveillance sont très sympathiques, mais je ne les ai jamais vus dans mes loges et la quasi totalité des FF ne connaissent même pas leur nom.

Ce que j'observe : La plupart des FF n'ont pas été consultés et n'ont pas voté pour choisir leur représentant au Conseil de Surveillance. Ce qui pèse sur la légitimité de cette jeune instance. Toujours est-il, qu'un petit groupe d'activistes, (dont tu es indéniablement) en découvrant, le rôle du Conseil de Surveillance, tente d'en prendre le contrôle pour lui faire dire ce qu'ils veulent et s'en servir à des fins de pouvoir et si possible de blocage.

C'est assez curieux de constater tes récriminations et ton désir récurrent de "dézinguer" le Grand Maître quel qu'il soit. (Ton excitation à vouloir absolument appuyer sur l'art. 28, pour voir ce que ça fait.) C'est assez curieux, cette manière d'utiliser le Conseil de Surveillance, pour lui faire dire autre chose que ce que disent les FF en loge.

Effectivement, la vigilance s'impose. Il serait peut-être temps que les membres du Conseil de Surveillance commencent par surveiller les quelques-uns qui utilisent, en leur nom, leur passivité.

Je lis ton blog de temps en temps et j'aime à penser que tes positions sont l'expression d'un réel intérêt pour nos jeunes institutions. Mais parfois, tu me fais penser à ces médecins en mal de diagnostic qui veulent trouver à tout prix des anomalies et finissent par en trouver (le monde n'étant pas parfait et idéal) et qui passent à l'acte chirurgical. C'est un coup à perdre ses amygdales ...


BBB
Arjuna

Pierre Lanjuin 25/03/2017 19:16

Je te remercie mon CF pour cette défense de la vigilance, sans laquelle il n'est pas de liberté.
Il y a pire que ceux qui, selon Einstein, regardent le mal se dérouler sans rien faire.
Ce sont ceux qui se dressent contre ceux qui le dénoncent !

Barnier 24/03/2017 16:07

je voudrais que tu me desabonnes de ta lettre "myosotis occitan".
En effet, je ne suis absolument plus en accord avec tes propos que je trouve outrancierts et empreint pour le moinsde mauvaise foi.
j'attend de ta part une prompte reponse.
salutation

rzabotin 24/03/2017 19:01

Mon BCF je crois au contraire qu'il faut ouvrir bien grands les yeux car les choses dites par P L ne sont certainement pas sous l'emprise d'une quelconque mauvaise foi comme tu le dis mais certainement de faits avérés mais cachés....
Essayons tout de même de préserver notre jeune Obédience sans oublier que l'avenir est devant nous avec le renouveau espéré des instances dirigeantes à la fin de cette année.

Pierre Lanjuin 24/03/2017 16:31

Ta demande me surprend en ce que AUCUN abonnement n'est créé par ce blog. Tous sont effectués par les visiteurs eux-mêmes via le bouton "s'abonner" de la page d'accueil.
Pour ce qui concerne ton propos, si l'on peut comprendre que tu ne sois pas d'accord (il y en a d'autres, notamment ceux qui sont cités et quelques uns de leurs proches), on comprendra aussi qu'en ne lisant que ce avec quoi tu es d'accord tu risques de limiter rapidement ton environnement. Mais c'est ton problème.
Enfin, je peux comprendre que tu estimes mes propos outranciers ceci étant éminemment subjectif, mais la langue de bois derrière laquelle se réfugient souvent les tenants d'un système a pour habitude de critiquer la forme (l'outrance, dénigrement) pour s'exonérer de répondre sur le fond. C'est ce que tu fais par exemple : en ne citant pas mes propos que tu dénonces comme outranciers, tu m'empêches de les justifier, et en parlant de "mauvaise foi" (ce que je réfute absolument) sans rien préciser, cela n'est que gratuitement désobligeant puisque personne ne sait sur quoi tu appuies cette accusation gratuite.
Je tiens à préciser que mes propos que tu qualifies "outranciers" ou de "mauvaise fois" sont toujours étayés et circonstanciés ce qui permet d'y répondre en connaissance de cause. J'attends avec impatience des précisions qui m'auraient échappées.
Bien à toi
Pierre Lanjuin

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