Le Myosotis Occitan

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Tribune au service de la Franc Maçonnerie


Stifani en aurait rêvé, Juillet l'a fait

Publié le 13 Mai 2017, 07:12am

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire

NB: les personnes dont les noms sont cités exercent dans le cadre d'un mandat ou sont titulaires d'une charge impliquant une autorité et des responsabilités incompatibles avec l’anonymat.

Le Conseil de Surveillance était le symbole de la transparence et de la démocratie promises par le premier Président-GM de la GL-AMF Alain Juillet. D’abord érigé en vitrine, ce conseil se dota d’un Président godillot (Jean-Pierre ROQUES) au cours d'une réunion organisée dans l'enceinte de l'Assemblée constituante à Tours par un certain Fred PICAVET qui  semblait avoir autorité pour le faire, mais dont personne ne savait à quel titre il intervenait alors. Jean-Pierre Roques se montra par la suite si honteusement aligné sur Alain Juillet que des membres du Conseil demandèrent sa destitution, qu'il évita en démissionnant.

Le nouveau Président du Conseil de Surveillance tente alors de repositionner cette instance dans son rôle. Notamment, il ranime la relation entre ses membres et les loges dont ils sont les élus pour collecter auprès d’elles les avis sur les statuts et le fonctionnement de la GLAMF. Initiative fort mal perçue par le Pdt-GM Claude BEAU, successeur entretemps d'Alain Juillet, et second de la lignée, qui n’ayant pas encore compris que le Conseil de Surveillance est le gardien des statuts, accusa dramatiquement son Président d’avoir « transgressé » une limite ( ?) et de perturber l’harmonie qui sied au sein de la gouvernance (cf. lettre Claude Beau au Conseil de surveillance en date du 19 sept 2016, en annexe 1 ci-dessous). Une condamnation reprise Fred PICAVET, toujours là en qualité cette fois de Grand Secrétaire, nommé, qui se permet d'intervenir sans aucune délégation, utilisant le « nous » d'un mandat social, pour s’ériger en procureur et interpeller directement le Président du Conseil de surveillance avec une parfaite inconscience des qualités respectives. Et pourquoi se gêner, il annule unilatéralement par le même courrier un audit par le Conseil de surveillance auquel devait se prêter le Bureau national, conformément à nos statuts (cf. lettre non datée (bravo !) en annexe 2 ci-dessous). L'on peut évidemment s'interroger sur les raisons qu'avait le Bureau national de craindre un audit par le Conseil de surveillance au point de sauter sur un évènement sans rapport avec lui pour s'en exonérer.

 

Enfin, le Pdt-GM Dominique MOREAU, actuellement en charge, n’est pas en reste puisque, conscient sans doute d’un risque de subversion démocratique, il a interrompu les liaisons intranet entre les membres du Conseil de Surveillance et les loges de leur région d’élection (communication numérique gérée par le secrétaire Fred Picavet).

Ainsi, après avoir mis en place une plate-forme intranet pour faciliter l’administration des loges, et aussi dans un souci sécuritaire pour protéger la communication entre les membres de la GL-AMF et les instances dirigeantes, le Pdt-GM Dominique MOREAU n’a pas hésité à se servir de cet outil pour désactiver les communications entre les élus au Conseil de Surveillance et les loges de leurs régions respectives qui les ont élus. Aux demandes réitérées du Conseil de surveillance pour le rétablissement de cette communication, il oppose le fait qu’il doit vérifier avec le Bureau national (cet organe exécutif qu’il préside et dont justement le Conseil de Surveillance est chargé de veiller à ce qu’il respecte les statuts) la légitimité de ce lien. Une légitimité qui ne lui semble donc pas évidente. Et, si tel était néanmoins le cas à ce stade, il semble décidé à trouver auprès de la CNIL, du Conseil de L’Europe, et pourquoi pas dans le Regius ou la Kabbale, un texte qui l’autoriserait à ne pas rétablir ce lien (cf. copie du message du Pdt-GM Dominique Moreau au Pdt du Conseil de Surveillance en date du 12 avril 2017, en annexe 3 ci-dessous).

Et l'on voit que selon certains esprits qui se disent libres et promettent la liberté, ce serait le droit qu'il faut préciser, plutôt que ses limites.

 

Ainsi le Conseil de surveillance, seul contre-pouvoir face à l'exécutif et seule instance civile de la GL-AMF qui soit actuellement élue par les loges, est-il privé de son lien privilégié avec celles-ci par la position arbitraire d’un Pdt-GM non élu. Ainsi cette instance est-elle même stigmatisée par un apparatchik zélé, sans autre mandat que sa charge de F. Secrétaire, auquel sa fréquentation d’une modeste sphère de pouvoir a fait perdre de vue la discrétion qui sied à son poste et l’humilité de sa qualité de FM.

Et ainsi encore, constatons-nous qu’après avoir brandi le Conseil de Surveillance comme la preuve et l'emblème d'une nouvelle transparence et comme le barrage contre toutes les dérives qui avaient entraîné l’émigration hors de la GLNF, les trois présidents successifs de la GLAMF se sont attachés avec constance à le neutraliser, avec la complicité active de son premier président, puis la pusillanimité de son successeur.

 

Cette neutralisation du seul contre pouvoir prévu dans l'organisation de la GLAMF a permis à une courte dynastie de 3 dirigeants de légitimer ses manœuvres pour contourner et dénaturer nos statuts, avec les cautions actives ou tacites des autres instances dont les membres sont majoritairement nommés par les Pdt-GM directement ou indirectement (Chambre de Justice, Conseil des sages).

Il en est ainsi de la manipulation qui a permis en 2013 de dissocier le Règlement général et les statuts sans aval formel du Conseil de Surveillance puisque l’avis favorable transmis le 26 août 2013 par l’ancien Président de ce Conseil n’aurait été précédé d’aucun vote.

Depuis cette opération, néanmoins entérinée par l’Assemblée générale, le Règlement général n’est plus soumis au vote d’une Assemblée générale. Elaboré ou modifié par le Bureau national, organe exécutif du Pdt-GM, celui-ci n’a plus pour seules contraintes que d’être soumis aux Conseil de surveillance et aux instances dirigeantes. Sachant qu'il n’avait alors rien à craindre d'un Conseil de Surveillance aux ordres, dont il peut en outre ignorer l’avis qui n’est que consultatif, ni du Conseil de GL qui ne s’occupe que des aspects initiatiques, et sachant que les membres du Conseil des sages sont nommés.

La vox populi n’a plus voix au chapitre !

 

Cette organisation a permis à ces fins tacticiens de faire passer par le Règlement général des dispositions qui outrepassent celles des statuts, et qui même sont parfois sans rapport avec ceux-ci, sans affronter une Assemblée générale. Au-delà même du Règlement général, se sont multipliés les règlements particuliers des diverses instances, rédigés par elles-mêmes et pour elles-mêmes, et se prétendant néanmoins opposables à tous les membres.

Dans cette prolifération de textes, mal coordonnés et mal hiérarchisés, la palme du plus incohérent revient sans doute au Règlement particulier de la Chambre de Justice, rédigé par un certain VF LAGET Jean-Marie qui revendique, à la fois et dans le même texte, l’indépendance des juges de la Chambre de Justice et le droit discrétionnaire du GM d’être présent et consulté lors des délibérés (cf. http://le-myosotis-occitan.over-blog.com/2017/04/manoeuvres-en-republique-bananiere.html).

A la demande du Grand Orateur Thierry BREZILLON (avocat), cette Chambre de Justice, présidée par Christian HUGLO (avocat) et Gérard BOSSU (avocat, Président de Chambre) a confirmé que le « Règlement particulier de la Chambre de Justice » est légitimement opposable à tous les membres de l’association GL-AMF. Et c’est donc au nom d’un règlement élaboré par elle et pour elle qu’elle a, par exemple, opposé une interdiction à un membre de la GL-AMF qui souhaitait saisir la justice de la République d’un différend qui l’oppose à elle. Une interdiction que nos statuts ne prévoient en aucun cas (cf. statuts, et jugement du 11 mai 2016 réf. 2016-15, s’y reporter).

 

L'on constate ainsi, d'une part la manipulation et le contrôle du droit par le détournement des textes et des procédures qui permettent aujourd’hui à l’exécutif de légiférer à vue, et d'autre part le contrôle arbitraire des communications internes par un outil mis en place initialement pour les « protéger ». Des manœuvres qui révèlent un appareil d’inspiration totalitaire à visée sectaire que la profession des acteurs qui s’y emploient, juristes pour la plupart, ne permettra pas de relativiser par la maladresse ou l’incompétence. 

Stifani en aura sans doute rêvé pendant 15 ans ? Juillet, Beau, Moreau et consorts l’ont fait en moins de 5 ans, en exploitant l'indifférence des membres et l'évolution rapide des outils numériques !

 

Qu’il soit bien clair maintenant que le but de ces critiques n’est pas d’affaiblir une institution dans laquelle nous avons investi beaucoup d’énergie et d’espoirs, et qui appartient à chacun d'entre nous autant qu’à ceux qui la dirigent. Le but est de la réhabiliter dans sa promesse initiale, de la moraliser avant que les pratiques de sa gouvernance ne déteignent sur nos loges et n’aboutissent au piétinement de nos idéaux puis, à la situation explosive qu’a connue la GLNF. Une situation face à laquelle la GLAMF ne pourra pas compter sur le capital historique qui a permis à la GLNF d’y survivre.

 

En attendant que la Justice de la République se prononce sur les irrégularités de fond et de forme que nous avons dénoncées dans ces lignes - auxquelles les réponses n’ont été que sanctions et attaques ad hominem, sans qu’aucun effort ne soit fait pour y remédier - il importe pour ceux que les grands maux de l’indifférence ou de la paix à n’importe quel prix n’ont pas encore éteint, de montrer leur vigilance.

 

 

La conférence du Pdt-GM Dominique MOREAU à Toulouse le 8 juin prochain, accompagné de son Grand Orateur Thierry BREZILLON est l’occasion de les interpeller sur leurs positions et sur les productions de diverses instances de la GLAMF qu’ils cautionnent :

 

Question 1

Pourquoi vous acharnez-vous à réduire le rôle du Conseil de Surveillance qui est l’emblème de la renaissance et de la transparence que vous aviez promises à la GLAMF ?

 

Question 2

Une étude juridique datée du 24 novembre 2015, intitulée « Appréciation de la régularité de l’AGO/AGE du 30 novembre 2013 », commandée par le Conseil de Surveillance, a conclu à l’irrégularité de la modification de nos statuts en novembre 2013 et à leur annulation en cas de procédure.

Pourquoi cette étude a-t-elle été ignorée par le Pdt-GM Claude BEAU dont vous étiez le DGM ? Pourquoi aucune mesure de réhabilitation des procédures n’a-t-elle été mise en place pour rejoindre la procédure normale et éviter le risque d’une assignation ? Pourquoi avez-vous continué à exploiter, notamment via la Chambre de Justice, les modifications du Règlement général que cette opération contestable a permises, et notamment celles dédiées au contrôle et à la sanction des critiques ?

 

Question 3

Indépendamment des irrégularités formelles constatées, le Pdt-GM Alain Juillet dans un courrier du 18 août 2013 promettait au Conseil de Surveillance de lui soumettre un nouveau Règlement général avant l’AG du 30 novembre, à laquelle il devait être soumis. Or les statuts modifiés, qu’il présentait avec sa proposition et datés de ce même jour, disposaient déjà que le Règlement général ne serait plus soumis à l’Assemblée générale, mais aux seules instances dirigeantes. Ce que ni le Conseil de surveillance alors présidé par Jean-Pierre Roques, ni le Conseil des sages n'ont alors relevé. On peut le déplorer mais,

Ne s’agit-il pas là d’un abus de confiance ?

Un abus à la suite duquel le Bureau national a pu légiférer via le Règlement général, sans passer par l’Assemblée générale, allant au-delà et parfois à l’encontre des dispositions des statuts.

La question vous concernant est : comment pouvez-vous sereinement exploiter le bénéfice d’une telle manœuvre en invoquant l’application de ces règlements pour museler les critiques ?

 

Question 4

Un certain LAGET, membre de notre Chambre de Justice et rédacteur du Règlement particulier de cette instance a fait dire à ce règlement : « les juges de la Chambre de Justice sont compétents et indépendants » et ailleurs dans le même texte : « le Pdt-GM, ou son Orateur, est invité aux délibérés pour y donner son avis de principe », et pour faire bon poids: « ceci est un droit discrétionnaire ».

Au-delà de la contradiction qui conduit à douter de la cohérence du rédacteur, il s’agit là de la négation explicite de l’indépendance de notre justice. Comment avez-vous pu approuver ce texte ?

 

Question 5

Et que pensez-vous d’une association L. 1901 (de droit français) qui prétend interdire à ses membres de saisir la Justice de la République contre elle sans son autorisation, ainsi qu’en dispose ce Règlement particulier de la Chambre de Justice ?

Cette exigence est-elle conciliable avec les lois de la République qui prévoient le droit inaliénable pour tous citoyens de saisir la justice. Elle est en outre contraire à nos statuts qui prévoient dans un tel cas une simple information préalable en vue d’une recherche de conciliation ?

 

Qestion 6

Que pensez-vous de la nomination, par Alain Juillet, de Patrick BERTRAND à la présidence de la Chambre de Justice, à l’encontre de nos statuts qui prévoient qu’il soit élu par ses membres ?

Que pensez-vous de ce même Président qui, aussitôt nommé et intervenant en conciliateur dans un différend entre un membre élu du Conseil de surveillance et un Expert régional nommé du REAA, s’est entendu explicitement et par écrit avec l’Expert du REAA sur les questions qu’il convenait de poser à son adversaire (cf. message Patrick BERTRAND à Alain ROBERT en date du 12 juin 2013) ?

Etes-vous prêt à condamner ces pratiques et leurs auteurs et à remédier à leurs conséquences ?

 

Question 7

Comment se fait-il que le premier président du Conseil de Surveillance de la GLAMF, Jean-Pierre Roques, refuse toujours 18 mois après sa démission de remettre les archives de son mandat à son successeur ? Sans intervention de votre part malgré des demandes réitérées de celui-ci ? Que peut donc cacher cette confiscation de documents d’archives ? Quelles sanctions et mesures encoure-t-elle de la part de nos instances si actives par ailleurs pour veiller au contrôle de la communication du Conseil de surveillance, ou pour infliger une année de suspension à un membre jugé impertinent pour avoir qualifié le discours de Claude BEAU à Poitiers de « fascistoïde » (cf. ce discours) ?

Question 8

Est-il vrai que l’ancien propriétaire de l’immeuble de Clichy qui abrite notre siège social souhaitait augmenter le prix de vente initialement convenu du montant de travaux réalisés dans l'intervalle sans son autorisation ? Peut-on consulter l’historique de cette opération et le détail des coûts des travaux successifs ? Et entendre les explications du Maître d’ouvrage pour la GLAMF ?

Question 9

Qui sont Laurent REINTEAU et Thibault LE CHANOINE ? Ces noms sont ceux des juges assesseurs signataires d’un jugement de la Chambre de Justice en date du 14 novembre 2013, mais ils n’apparaissent pas parmi les membres de la Chambre de Justice à l’époque de ce jugement, ni sur les registres de la GLAMF ? S’agit-il, comme il a été dit, de Laurent Pitet et Thibault du Manoir de Juaye, membres de la GLAMF et de la Chambre de Justice, qui auraient signé sous des noms d’emprunt un document officiel pour éviter d’assumer le jugement rendu ?

 

Etc. Cet inventaire n’est pas exhaustif.

 

Tous ces éléments sont d’inégale gravité, mais tous marquent l’existence de l’esprit détestable qui règne au sein de la gouvernance de notre GL.

Une citation souvent reprise fait dire à Albert Einstein que « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire ». Il y a pire encore que les malfaiteurs et pire que ceux qui les regardent sans rien faire : ce sont ceux qui couvrent les malfaiteurs, et plus encore, ceux qui s’attaquent aux lanceurs d’alerte pour les faire taire.

Nous sommes réunis dans une construction, la GLAMF, nécessairement imparfaite parce que humaine. La qualité morale à laquelle nous prétendons ne condamne pas sans rémission ses imperfections, mais elle condamne leur négation, elle condamne l’absence d’efforts pour y remédier, et plus encore elle condamnera les tentatives pour occulter les trahisons des idéaux que nous professons.

 

Le Pdt-GM Dominique Moreau a encore une chance de ne pas enrichir, après ses deux prédécesseurs, la liste des fossoyeurs de l’espoir soulevé en 2012, à condition de prendre la mesure du problème de fond qui se pose à nous.

Rappelons-nous que c’est après plus de 10 ans de modifications insidieuses des statuts et règlements, approuvées avec des scores de république bananière par des assemblées indifférentes, que Stifani a finalement constitué une bastille juridique que seule une révolution a pu abattre.

Pendant tout ce temps, indifférentes au travail de sape de leurs libertés, les loges entretenues dans une douce léthargie ne voyaient rien du mal qui se tramait et, sans les outrances de Stifani, il serait encore là !

La dernière question de ce jour est donc pour le Pdt-GM Dominique Moreau personnellement :

Est-ce cela que vous voulez ?

Pierre Lanjuin, GL-AMF 2677

Message du Pdt-GM Dominique Moreau au Pdt du Conseil de Surveillance le 12 avril 2017

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Peter Bu 06/06/2017 18:24

L'image "Bienvenu dans le cocon" me semble exprimer avec férocité l'attitude de certains maçons. Pourquoi puis-je le penser? J'y réponds au chapitre "Réflexions" de mon site web, texte "Les franc-maçons peuvent-ils se tromper sur le sens de leur mouvement?"

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